Classe rentrée attentes dyslexie

Classe rentrée attentes dyslexie

Ah ! les attentes de la rentrée !

C’est la 1re  rentrée scolaire de Fiston ! Je suis tellement énervée ! C’est le grand jour !

Il apprendra à lire, à écrire et à compter. C’est merveilleux !

Puisque je  suis bonne en français et son père excelle avec les chiffres ! Sky is the limit ! Ça tombe bien, il veut devenir astronaute !

Oups !

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Si la maternelle est une année ludique, la 1re année nous envoie un autre son de cloche.

« Comment ça 65 % en français et 69 % en mathématiques ? »

Il y a une erreur !

Chaque soir, je lui fais réviser ses mots, il remplit ses cahiers de lettres et de chiffres. Bon, j’avoue, c’est assez long… Une heure chaque soir… même un peu plus… Mais, c’est normal, il commence…

Et pas question de finir avant d’avoir tout révisé. Il doit bien réussir sa dictée de syllabes du jeudi !

C’est vrai que souper lorsqu’il est près de 19 h… tout le monde a faim… Qu’à cela ne tienne,  on prendra de l’avance la fin de semaine !

Savoir gérer nos attentes

C’est effectivement normal que Fiston soit épuisé à la fin de la journée. Car, 6 heures par jour, il décode, il apprend, il met en pratique. On aura beau dire, l’apprentissage, c’est de l’ouvrage !

Ouais, je sais, les enfants, sont comme des éponges, je me le répète souvent ! Mais quand l’éponge est pleine, il faut savoir couper l’eau !

Quand j’ai réalisé que Fiston n’y arrivait pas… j’ai insisté, j’ai persévéré. Parce que, voyez-vous, mes attentes sont grandes! N’a-t-il pas hérité de nos gênes ?

La liste

Quand on est dans le tourbillon, on ne réalise pas à quel point nous avons des attentes vis-à-vis notre tout petit. En tout cas, moi, j’en ai… j’en ai même une liste complète : lisez-là et comparez-là à la vôtre !

Donc, je m’attends à ce qu’il soit :

  •  gentil, poli et ait de la répartie
  • le plus rapide parce qu’il court plus vite que le vent !

Je m’attends qu’il ait :

  • beaucoup d’amis qui l’apprécient pour ses nombreuses qualités.
  • d’excellentes notes parce que « nous » travaillons fort tous les deux.

Mais je m’attends également à :

  • ce qu’il suive le rythme demandé par l’enseignante, n’est-il pas le meilleur ?
  • qu’il comprenne rapidement. C’est normal, on comprend vite !
  • qu’il fasse ses devoirs et ses leçons avec enthousiasme.

Mais lui… n’arrive pas à soutenir ce rythme. Je le vois bien…

Qu’à cela ne tienne, j’en redemande encore ! Pas parce que je suis un bourreau, mais parce que je suis convaincue qu’il a tout pour réussir… en fait, je ne me pose même pas la question, tellement mes attentes sont ancrées.

Pourquoi ? Parce que, dans mon imaginaire, il a tout ce qu’il faut pour être un premier de classe, à tout le moins, dans le premier peloton ! Rien de moins.

J’ai l’air prétentieuse ? En fait, je dis tout haut ce que TOUS les parents pensent tout bas.

Et c’est normal de le penser parce que, voyez vous, nous croyons que notre enfant est le plus beau, le plus fin et le plus intelligent. C’est très bien ainsi puisque c’est de cette façon qu’il bâtit son estime : à travers nos yeux et nos paroles !

Et la réalité ?

Quelle est la première question qu’on demande à un enfant ? Ça va bien à l’école ?

De quoi parlons-nous entre parents lorsque nous nous rencontrons à la sortie des classes ? Et puis, ton Fiston, ça va bien à l’école ? Comme un robot, on répond : Ah ! Oui, il adoooore l’école !

Les attentes sociales, familiales, nos propres attentes sont omniprésentes. Nous sommes performants, on ne se questionne même pas, notre enfant doit certainement l’être aussi…

Il n’est pas moi !

Lorsque j’ai réalisé… qu’il n’est pas moi, ni ma copie conforme, encore moins mon extension… je révise ma liste.

Mais, il n’est pas question de drainer par le bas. Non, il faut juste réfléchir sur nos attentes et les siennes, nos capacités et les siennes. Nos rêves et les siens.

Dis comme ça, c’est banal, mais réfléchissez-y un peu… Nous nous projetons à travers ce petit être merveilleux. Que le parent qui ne fait pas de projection se lève… Vous voyez, tous le monde reste assis 🙂

Photo phylactère et ampoule idée pour aider un enfant dyslexiqueMa prise de conscience ne s’est pas fait du jour au lendemain. Mais les difficultés de Fiston m’ont amené plus rapidement que la moyenne des parents à la réflexion et l’acceptation vis-à-vis ses propres défis. C’est à partir de ce moment précis que j’ai compris que mon rôle n’était pas de l’amener là où je veux, mais bien là où il souhaite aller. Et entendons-nous… je n’ai pas dit là où il peut !

Parce qu’il ira loin vous savez.

C’est son estime et sa persévérance qui le feront avancer. Et si la dyslexie influence son estime… mon travail est de continuer de lui dire qu’il est beau, qu’il est fin et qu’il est intelligent. Car, il l’est tellement !

 

 

 

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